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Les bannis de la République

Belgique : stop à l’exil forcé

Plus de 6 500 personnes handicapées françaises ( l 500 enfants et au moins 5 000 adultes) ont vu reconnaître leur droit à bénéficier d’un accompagnement par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH  ), instances de notre République. Toutefois, faute de place, la seule solution qui leur a été proposée est de partir en Belgique. C’est un gâchis humain est économique. Aujourd’hui, plus on est handicapé plus on est exilé !

Plus de 4 000 personnes ne sont pas des « frontaliers ». Ils habitent dans une cinquantaine de départements en France, parfois à des centaines de kilomètres de l’établissement où se trouvent leurs proches. Quant aux frontaliers, tous ne sont pas accueillis à proximité de leur domicile et de leur famille. Ce départ vers la Belgique n’est pas un choix, mais un exil forcé, imposé par un manque de réponses adaptées sur le territoire national. Une situation qui entraîne parfois des dérives : familles soumises à de fortes pressions pour partir en Belgique par les autorités, démarchages directs d’établissement, signalements à l’ Aide sociale   à l’enfance en cas de refus.

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Nos demandes

  • INTERDIRE aux autorités compétentes (MDPH  , conseil départementaL agences régionales) d’orienter et de financer des établissements ou services hors de nos frontières sauf pour les personnes situées à proximité de la frontière qui pourraient disposer d’un accueil proche de leur domicile ;
  • CONTRAINDRE ces mêmes autorités à proposer aux personnes actuellement accueillies dans un établissement hors de France, une place dans un établissement proche du domicile de leur famille et correspondant à leurs besoins ;
  • REDIRIGER les financements de l’Assurance maladie   actuellement consacrés à l’accueil de ces citoyens handicapés pour financer des établissements en France via un fonds géré par la Caisse nationale de la solidarité et de l’autonomie (CNSA  ).

    Voir tous les chiffres.
    Pour agir, signez notre pétition


Qui sont les exilés ?

La grande majorité de ces personnes, enfants ou adultes, présentent des handicaps complexes qui nécessitent des accompagnements
spécifiques : autismes, troubles du comportement, polyhandicap  , maladies rares.

Des familles en détresse

De nombreuses familles se retrouvent face à un choix intolérable : voir son proche, quelquefois âgé d’à peine l0 ans, partir vivre à plusieurs centaines de kilomètres ou basculer dans « la case » insoutenable des« sans solution ». Outre un éloignement insupportable, les conséquences de cet exil sont multiples : rupture familiale, déracinement, parents de jeunes enfants qui ont le sentiment d’abandonner leur enfant loin de chez eux, parents âgés dans l’incapacité de se déplacer pour voir leur enfant adulte... des situations de souffrances qu’aucune famille ne peut supporter.
Est-ce qu’avoir un proche handicapé peut justifier ce bannissement par notre société ?

Un gâchis humain et économique

Au-delà de ces souffrances humaines, l’impact de l’exil forcé en Belgique n’est pas sans conséquence sur l’emploi en France ! Aujourd’hui, ces choix politiques privent notre pays de 4 000 emplois au minimum. Quant au coût économique de cette politique, il est d’au moins 250 M€ par an financés par l’Assurance maladie   et les départements français.

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