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Du tournoi de Pau à « Un club, un autiste »

Quand le rugby s’adapte

Par Ariel Kyrou

De Pau à Paris, intégrer de jeunes autistes

Cyril Fontanel : « Walid, qui a onze ans, participe à l’école de rugby de la Section Paloise tous les samedis… »Cyril Fontanel raconte son travail dans le cadre de l’opération « Un club, un autiste » à Pau. Dans le cadre de l’opération « Un club, un autiste », l’éducateur chargé du sport adapté à la Section Paloise Association Rugby accompagne un enfant de 11 ans au sein de son école de rugby. Comme il le dit lui-même, Walid, n’a pas les capacités de faire des matchs, mais il est totalement intégré au groupe de l’école, toutes catégories confondues, et participe à des entraînements.

Charlotte Berger : « L’exemple du PUC montre bien la diversité des modèles d’intégration dans les clubs de rugby… »Responsable de l’opération pour la FFSA, Charlotte Berger illustre la diversité des cas d’intégration par l’exemple des deux enfants autistes du Paris Université Club. Responsable d’« Un club, un autiste » au sein de la FFSA, Charlotte Berger prend l’exemple de l’intégration de jeunes autistes au sein du Paris Université Club. Pierre, né en 2000, a été « le premier à être intégré, il y a trois ou quatre ans, et aujourd’hui il arrive à faire des matchs sans accompagnement, même s’il est parfois un peu perdu sur le terrain et que son attention ne dure qu’un certain temps ». Né quant à lui en 1999, Louis est arrivé un an plus tard, mais son handicap est un peu plus lourd que celui de Pierre. Il a fallu beaucoup de temps pour lui expliquer la différence entre les passes en arrière et en avant. « Donc c’est seulement depuis cette année qu’il a commencé à participer aux phases de match, mais avec son éducateur qui reste sur le terrain, qui est là pour le guider, le replacer… Souvent, l’équipe fait en sorte qu’il soit à l’origine de toutes les actions : dès qu’il y a une faute, c’est lui qui fait la première passe ou le coup de pied.

« L’intégration se passe d’autant mieux que le jeune autiste commence très tôt à jouer… »Plus l’enfant commence tôt, mieux c’est pour lui et toute son équipe de rugby, explique encore Charlotte Berger. Sur le terrain, il y a autant de cas de figures différents qu’il y a d’autistes… Mais « plus les enfants sont jeunes, mieux cela se passe, explique Charlotte Berger. On commence les intégrations à partir de 5 ans, âge à partir duquel il est possible de jouer dans un club. » Parfois, certains arrivent à jouer longtemps, y compris dans les catégories où la compétition devient plus importante, notamment à partir des minimes (moins de 15 ans). C’est ce qu’a réussi le jeune Félix dans le club de rugby d’Angers en 2008-2009…

Son

« Walid, qui a onze ans, participe à l’école de rugby de la Section Paloise tous les samedis… »

Cyril Fontanel raconte son travail dans le cadre de l’opération « Un club, un autiste » à Pau.


« L’exemple du PUC montre bien la diversité des modèles d’intégration dans les clubs de rugby… »

Responsable de l’opération pour la FFSA, Charlotte Berger illustre la diversité des cas d’intégration par l’exemple des deux enfants autistes du Paris Université Club.


« L’intégration se passe d’autant mieux que le jeune autiste commence très tôt à jouer… »

Plus l’enfant commence tôt, mieux c’est pour lui et toute son équipe de rugby, explique encore Charlotte Berger.