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Du tournoi de Pau à « Un club, un autiste »

Quand le rugby s’adapte

Par Ariel Kyrou

L’opération « Un club, un autiste »

L’Unapei, la Fédération française du sport adapté (FFR) et la Fédération française de rugby (FFR) agissent pour développer l’intégration de jeunes autistes dans les clubs de rugby depuis 2007. « Un club, un autiste » a pour but de favoriser l’insertion sociale des jeunes autistes par la pratique d’un sport collectif. Les écoles de rugby sont sollicitées pour accueillir, avec l’aide d’équipes éducatives spécialisées de la FFSA, des enfants de 6 à 13 ans. Cette opération est soutenue par la Fondation du Sport, la GMF et la Société Générale.

Au sein de la Fédération Française de Sport Adapté (FFSA), Charlotte Berger s’occupe d’organiser les événements sportifs et suit tout particulièrement l’opération « Un Club, un autiste ». En trois moments d’interview, elle raconte son histoire et en dresse un premier bilan.

« Tout a commencé en 2002 à Nice, à l’initiative du père d’un jeune autiste… »Charlotte Berger se présente, raconte l’histoire d’« Un club, un autiste » et présente les trois partenaires de l’opération : la FFSA, la FFR et l’Unapei. Elle-même éducatrice au sein d’un club de rugby parisien, Charlotte Berger se présente et raconte comment l’opération est née en 2002, « à l’initiative de Julien Schramm, grand reporter à L’Équipe et père d’un jeune autiste. Il avait l’intuition que la pratique du rugby, considérant les valeurs de ce sport, ne pourrait que lui faire du bien. Il a trouvé un éducateur spécialisé pour l’accompagner et a donc inscrit son fils au Nice Université Club. Il en est né une association, avec Fabien Galthié comme parrain, pour permettre à d’autres enfants autistes de pratiquer le rugby au sein de clubs dans toute la France. Julien Schramm a vite été débordé par le succès. Début 2008, afin de mieux développer le projet et à sa demande, trois partenaires ont pris son relais : la FFSA, l’Unapei et la Fédération française de rugby. »

« Aujourd’hui, une soixantaine d’enfants autistes sont intégrés dans des clubs de toute la France… »Elle parle des clubs qui s’impliquent en France, avec aujourd’hui une soixantaine d’enfants intégrés, mais aussi de l’engagement de la Fédération Française de Rugby en matière de sport adapté. « Jusqu’ici, continue-t-elle, une centaine d’enfants ont été touchés par l’opération, sachant qu’avec l’âge, et en avançant dans les catégories, l’activité devient plus exigeante et plus complexe, et du coup certains jeunes autistes arrêtent le rugby. Pour remédier à cela on essaye souvent de faire jouer les enfants dans une catégorie inférieure (sous-classement).
« Aujourd’hui, une soixante d’enfants sont intégrés dans une quarantaine d’écoles de rugby, dont pas mal dans le sud-ouest à l’instar de la Section Paloise, en Ile-de-France avec par exemple le RC Courbevoie, le CS Clichy ou le Paris Université Club (PUC), mais aussi à Strasbourg, à Angers ou en Bretagne, où le Rennes Étudiants Club (REC) accueille pas moins de six jeunes autistes… »
Par ailleurs, à l’image de Sylvain Marconnet, joueur international, pilier du Stade Français et parrain de la FFSA, c’est l’ensemble du monde du rugby qui s’implique dans le sport adapté.

« L’objectif est de doubler le nombre d’enfants intégrés d’ici la fin de la saison 2009-2010… »Selon la responsable de l’opération au sein de la FFSA, la difficulté tient à la nécessité de trouver l’éducateur accompagnant chaque jeune autiste. L’ambition, pour 2009-2010, est de doubler le nombre d’intégrations, et peut-être d’élargir l’opération à d’autres activités.
« Grâce à la Fédération Française de Rugby, les clubs sont de vrais partenaires d’“Un club, un autiste". Ils sont quasiment toujours partants pour intégrer un jeune autiste. Dans la majorité des cas, les jeunes autistes sont pleinement intégrés à la vie du club. C’est un des paramètres essentiels pour qu’une intégration soit réussie et bénéfique à l’enfant accueilli. Le point délicat, pour que l’opération se développe à hauteur de son potentiel, tient à la difficulté de trouver les éducateurs spécialisés, les agents d’intégration de chaque jeune autiste, aucun cas ne ressemblant à un autre. L’objectif, d’ici la fin de la saison 2009-2010, est néanmoins de doubler le nombre d’enfants intégrés. »
Le succès de l’opération tient à sa double dimension : intégration des jeunes autistes, bien sûr, mais aussi sensibilisation de tous les joueurs au handicap.
Enfin, selon Charlotte Berger, l’une des pistes d’avenir serait d’élargir « Un club, un autiste » à d’autres activités, comme le judo.

En savoir plus :

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« Tout a commencé en 2002 à Nice, à l’initiative du père d’un jeune autiste… »

Charlotte Berger se présente, raconte l’histoire d’« Un club, un autiste » et présente les trois partenaires de l’opération : la FFSA, la FFR et l’Unapei.


« Aujourd’hui, une soixantaine d’enfants autistes sont intégrés dans des clubs de toute la France… »

Elle parle des clubs qui s’impliquent en France, avec aujourd’hui une soixantaine d’enfants intégrés, mais aussi de l’engagement de la Fédération Française de Rugby en matière de sport adapté.


« L’objectif est de doubler le nombre d’enfants intégrés d’ici la fin de la saison 2009-2010… »

Selon la responsable de l’opération au sein de la FFSA, la difficulté tient à la nécessité de trouver l’éducateur accompagnant chaque jeune autiste. L’ambition, pour 2009-2010, est de doubler le nombre d’intégrations, et peut-être d’élargir l’opération à d’autres activités.