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Parce que le handicap mental est aussi une cause

LE MAG - Ils agissent

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Annie Huet et Anne-Claire Perrin des Centres E. Leclerc

« le B-A BA de l’accueil »

Par Marthe Aurel

La motivation de la démarche

Les Centres E. Leclerc soutiennent l’Unapei depuis 2005. C’est notamment le premier réseau de magasins à s’être engagé massivement pour l’accessibilité des personnes handicapées mentales. Qu’est-ce qui a motivé cet engagement ?

Annie Huet : Nous travaillons avec l’Unapei depuis 2005Annie Huet, adhérente E. Leclerc à Blois, s’occupe également des partenariats avec les organisations non gouvernementales et les associations. Elle explique ici le partenariat des Centres E. Leclerc avec l’Unapei, ainsi que le sens de la démarche vis-à-vis des personnes handicapées mentales.
Nous travaillons avec l’Unapei depuis 2005
Afficher la vignette . Nous avons mené plusieurs actions communes. Il existe une relation de confiance entre nous. L’un des points forts de notre partenariat a porté sur la scolarisation des enfants handicapés mentaux dans les milieux dits ordinaires. Nos actions se sont concrétisées à travers un petit journal, la création et la mise en place de DVD, des lettres aux enseignants et un partenariat avec l’Éducation nationale. Si ces enfants sont dans un milieu ordinaire, on peut supposer qu’ils pourront adapter leur comportement à cet environnement, et que les personnes du milieu ordinaire seront moins surprises par les personnes handicapées mentales… Après, qu’est-ce que cela implique dans l’évolution de la société ? Cela va jusqu’à l’intégration professionnelle des personnes handicapées mentales. Cela nous paraît être un déroulement logique des choses. Nous avons déjà intégré des personnes handicapées mentales au sein des Centres E. Leclerc, mais nous nous sommes aussi posé la question de l’accueil. On s’occupe toujours de l’accueil des personnes handicapées sensorielles ou handicapées physiques, ce qui est relativement facile : il suffit de respecter des chartes architecturales, par exemple. Mais qu’en est-il des personnes aux handicaps plus subtils, comme le handicap mental ?

Votre démarche consiste à favoriser l’accès à la vie dans la cité ainsi que l’autonomie des personnes ?

Annie Huet : C’est exactement cela. On peut supposer que les personnes handicapées mentales qui viennent faire leurs courses dans nos magasins ont un minimum d’autonomie, ou alors qu’elles sont suffisamment encadrées pour pouvoir accéder à cette autonomie. Mais comment faire pour qu’elles se sentent bien chez nous et qu’elles profitent pleinement de cette autonomie ? Cela ne peut pas se faire tout seul. Mais il ne s’agit pas non plus de stigmatiser le handicap mental. On peut faire des choses très simples, qui relèvent du bon sens, pour les accueillir convenablement chez nous.

Son

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Annie Huet, adhérente E. Leclerc à Blois, s’occupe également des partenariats avec les organisations non gouvernementales et les associations. Elle explique ici le partenariat des Centres E. Leclerc avec l’Unapei, ainsi que le sens de la démarche vis-à-vis des personnes handicapées mentales.


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