Les cas de recours en récupération
Depuis les réformes intervenues en 2002 et en 2005, les principales aides dont bénéficient les personnes handicapées ne sont soit plus du tout récupérables, soit récupérables dans le seul cas du décès de la personne handicapée, sur l’actif net de sa succession.
Cependant, et pour être plus précis, quatre cas de recours en récupération sont initialement prévus par le code de l’Action sociale et des familles :
- le recours en cas de retour à une meilleure fortune qui intervient du vivant du bénéficiaire de l’aide sociale, en cas d’augmentation significative et soudaine de son patrimoine (exemple : donation, héritage reçu par le bénéficiaire de l’aide sociale) ;
- le recours contre la succession du bénéficiaire de l’aide sociale ;
- le recours contre le donataire, pour les donations qu’a pu faire le bénéficiaire de l’aide sociale, postérieurement à sa demande d’admission à l’aide sociale ou dans les dix ans précédant cette demande ;
- le recours contre le légataire.
Les prestations récupérables
D’autres prestations, parfois non spécifiques aux personnes handicapées (voire même non qualifiées d’aides sociales), mais dont ces dernières peuvent bénéficier, sont également récupérables :
- les aides à domicile (aides ménagères, allocation représentative de services ménagers, etc.) ;
- l’Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) versée, notamment, en complément des pensions d’invalidité ;
- l’allocation supplémentaire du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) ;
- l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).
Qui prend la décision de récupérer ?
Il peut décider de reporter dans le temps la récupération en tout ou partie. Le délai de prescription des recours en récupération est de 30 ans.
Les recours en cas de récupération
Références légales
Articles L.132-8, L.344-5, L.344-5-1, L.312-9, R.132-11 et suivants du CASF.





