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Afin de favoriser la complémentarité des interventions au bénéfice de l’enfant ou de l’adolescent handicapé, la loi a pour objectif, outre la formation en milieu scolaire ordinaire, de ne pas opposer éducation ordinaire et éducation spéciale.
Un certain nombre de dispositifs sont mis en
place dans ce sens. Elle prévoit que tout enfant handicapé doit
être inscrit dans l’établissement scolaire ordinaire le plus proche
de son domicile. Il devient ainsi son établissement de référence.
Certes, des dérogations sont toutefois possibles quand les parents
le souhaitent et que les besoins de l’enfant le nécessitent. Cette
inscription dans de nombreux cas ne pourra être que formelle, mais
ce dispositif permettra au moins à l’Education nationale de
connaître les personnes qu’elle ne prend pas en charge. Par
ailleurs, les enfants handicapés pris en charge en établissement
médico-social ont rarement la possibilité de bénéficier par la
suite d’une intégration scolaire, même partielle ; la loi veut
assouplir le passage d’un type d’établissement à l’autre, notamment
vers le milieu ordinaire, dès lors qu’il s’avère nécessaire. Les
enfants devraient pouvoir plus facilement passer de l’un à l’autre,
dans les deux sens. Dans le même esprit, les enfants ont droit à
une évaluation régulière par une équipe pluridisciplinaire à
laquelle les parents sont étroitement associés. En outre, la loi
précise expressément que la scolarisation peut commencer avant
l’âge de la scolarité obligatoire, à la demande de la
famille. Enfin, et pour mieux impliquer les
personnels de l’Education nationale à l’accueil des personnes
handicapées, il est prévu de renforcer leur formation sur cet
aspect.
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