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Publié le 30/01/2008
Face à l'indifférence manifeste du Président de la République et de son ministre Xavier Bertrand : Le collectif « Ni pauvre, ni soumis » prêt au rapport de force ! Si les « caisses sont vides » … nos poches aussi !

Après la manifestation de samedi dernier qui a réuni 35 000
personnes, et suite au rendez-vous très décevant avec Xavier
Bertrand avant-hier, le collectif « Ni pauvre, ni soumis » dénonce
l’indifférence manifeste du président de la République et de son
ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la
solidarité, et leur refus d’examiner une demande concrète de
réforme !
Pourtant, la demande de création d’un revenu d’existence est
considérée comme « légitime » par Xavier Bertrand. Les Français
soutiennent également les revendications du collectif : 90 %
d’entre eux se déclarent favorables à la mise en place du « revenu
d’existence » équivalent au SMIC pour les personnes qui ne peuvent
pas ou plus accéder à un emploi pour des raisons de handicap, de
santé ou de vieillesse (Sondage IFOP pour APF, décembre
2007).
Réunies le 2 avril, les organisations associatives du collectif ont
décidé de poursuivre leur mouvement et d’agir avec insistance
jusqu’à obtention d’un revenu d’existence pour les personnes en
situation de handicap et de maladie invalidante qui ne peuvent pas
ou plus travailler. Sans attendre la conférence nationale du
handicap qui aura lieu début juin, les organisations du collectif
demandent que les améliorations de l’allocation aux adultes
handicapées (notamment les conditions d’accès au complément de
ressources ou la prise en compte des ressources du conjoint)
puissent être adoptées rapidement. Des actions vont se développer
dans toute la France.
Le collectif « Ni pauvre, ni soumis » réaffirme sa détermination à
des responsables politiques qui ne voient pas, à des responsables
politiques qui n’entendent pas, à des responsables politiques qui
ne comprennent pas !
Et le collectif « Ni pauvre, ni soumis » lance un appel à venir le
rejoindre à toutes les personnes concernées ou non, à tous les
citoyens, à toutes les associations, à tous ceux qui souhaitent
défendre une société solidaire, qui ne réduit pas sans cesse
l’homme à sa capacité de travail !
Pour
revire en image la mobilisation du 29 mars,
accèdez à la galerie photo Unapei
ou rendez-vous sur www.nipauvrenisoumis.org
Rappel des principales demandes :
Pour le 1er
janvier 2009 :
-
créer un revenu d’existence égal au moins au montant du SMIC
brut et indexé sur celui–ci, assorti de cotisations sociales et
soumis à l’impôt, pour toutes les personnes incapables de
travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie
invalidante, quel que soit leur âge, qu’elles aient cotisé ou non.
Ce revenu doit être indépendant des ressources du conjoint, du
concubin, de la personne avec laquelle un pacte civil de solidarité
a été conclu, ou encore des personnes vivant sous le même toit, et
ce, quel que soit le lieu de vie (domicile propre, établissement,
chez un tiers).
- permettre un cumul de ce revenu de remplacement avec un revenu
professionnel – selon le principe du revenu de solidarité active
(RSA) - pour toutes les personnes en situation de handicap ou de
maladie invalidante garantissant ainsi un revenu supérieur au SMIC
brut.
Dès 2008
:
- revaloriser de 5 % toutes les allocations et pensions et pas
seulement l’AAH (pension d’invalidité, allocation supplémentaire
invalidité, minimum vieillesse ainsi que rentes d’accident du
travail et de maladies professionnelles).
- assouplir les critères d’accès au complément des ressources
pour toutes les personnes en situation de handicap ou de maladie
invalidante qui ne peuvent pas travailler et qui ont des ressources
inférieures ou égales au montant de la garantie de ressources des
personnes handicapées (GRPH) c'est-à-dire 800 €. Aujourd’hui,
seulement quelques dizaines de milliers de personnes ont accès à ce
complément alors qu’une majorité des bénéficiaires de l’AAH et/ou
de pension d’invalidité ne peuvent pas travailler.
- favoriser l’accès réel et effectif aux soins pour tous en
ouvrant le bénéfice de la CMU complémentaire à toutes les personnes
en dessous du seuil de pauvreté (soit toutes celles dont les
revenus sont inférieurs à 817 € / mois, alors que le plafond de
ressources pour avoir droit à la CMU complémentaire est aujourd’hui
abaissé à 606 € / mois pour une personne seule), et en supprimant
les franchises médicales.
Suivez l’actualité du mouvement « Ni
pauvre, ni soumis » et la poursuite de son combat pour l’obtention
d’un revenu d’existence décent sur
www.nipauvrenisoumis.org
Vous pouvez toujours participer à cette action
en :
signant et
faisant signer le pacte de soutien (signer en
ligne ;
téléchargement ;
Ecard à adresser à vos contacts). Ces signatures continuent à
être regroupées
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Regarder la vidéo d'appel à mobilisation (
cliquer ici)
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Cliquez ici pour regarder
les témoignages de 6 travailleurs handicapés
de l'Adapei des Pyrénées Atlantiques |
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L’Unapei est signataire du
pacte inter associatif "Ni pauvres ni soumis". Comme plus
90 autres associations nationales (
consulter la liste), elle était mobilisée pour participer à la
marche vers l’Elysée organisée le samedi 29 mars 2008 à Paris. Ce
mouvement apolitique, vise à dénoncer une situation inadmissible :
aujourd’hui, nombre de personnes handicapées mentales vivent
au-dessous du seuil de pauvreté. Les revendications communes du
mouvement « ni pauvres ni soumis » rcorrespondent à nos demandes.
L’Unapei exige, en effet, la mise en place d’un revenu d’existence
dont les personnes handicapées pourront disposer durant toute leur
vie. la mobilisation doit continuer...
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